L’avènement de la robotique grâce à la COVID19 ?

p>La pandémie actuelle a fait reculer l’innovation dans un bon nombre de filières. En matière de robotique, c’est tout l’inverse qui s’est produit puisque l’on assiste à un intérêt grandissant pour les robots industriels et autre robot collaboratif. Avec les règles de distanciations sociales, le robot est devenu un outil indispensable pour maintenir une économie stable au sein des entreprises.

Une prise de conscience massive autour de la robotique grâce à la crise sanitaire

La robotique fait déjà partie intégrante de nos vies grâce à l’industrie automobile ou pharmaceutique. Les robots industriels sont légion dans les grandes entreprises et permettent de raccourcir le temps de production. L’époque où le robot était cantonné aux chaînes de production est révolue. Avec la crise sanitaire de la COVID-19, les robots ont été utilisés pour désinfecter des villes ou encore pour continuer la production dans les entreprises. La collaboration entre l’homme et le robot a atteint un seuil historique.

Depuis quelques années, les industriels ont vu apparaître l’idée de cobot, un néologisme entre « robot » et « collaboratif », qui est un bras robot permettant de collaborer dans certaines tâches avec l’humain. Grâce aux avancées technologiques en matière de commande vocale, de reconnaissance visuelle ou encore d’automatisation, les cobots sont devenus indispensables dans certaines usines françaises. C’est dans ce contexte-là que 61 % des dirigeants d’entreprise françaises s’attendent à ce que leurs sociétés utilisent des robots pour améliorer leur rendement.

La robotisation des entreprises a un effet positif sur l’emploi

Selon l’Observatoire Français des Conjonctures Économiques (OFCE), l’intelligence artificielle et la robotisation aurait un effet positif sur l’emploi. En effet, à contrario des scénarios catastrophes, l’automatisation et la modernisation des entreprises pourrait avoir créé une autre panoplie d’emploi. Selon leurs recherches, 1 % d’automatisation en plus dans une entreprise crée 0,28 % d’emploi. Par ailleurs, ces études vont à l’encontre des idées reçues qui prétendent que la robotisation va forcer des emplois très qualifiés : selon Céline Antonin, économiste à l’OFCE, tous les types d’emplois profitent de cette automatisation.

En revanche, selon un rapport de statistiques de l’International Federation of Robotics (IFR), l’industrie française n’est que très peu robotisée. Selon leur étude, cette sous-robotisation s’explique par une baisse de l’industrie manufacturière en France. Par ailleurs, leur recherche soulève que le poids de l’industrie automobile est très fort dans de nombreux pays du monde. Pour rappel, l’industrie automobile est sans nul doute, la première industrie consommatrice de robots au monde.